Vénus en Bélier rétrograde

Comme un retour de flamme, une évidence que seul le cœur sait. 

Mais nos affinités relationnelles, parfois chaotiques, se teintent d’ombres et de doutes. Lorsque l’on cherche à plaire, à ne pas déplaire, on attire à soi des reflets trompeurs, des mirages de séduction extérieure. Pourtant, le cœur, avide de lumière, persiste à nous révéler l’envers du décor, dévoilant ce qui n’est pas ancré dans l’amour véritable.

Les émotions s’invitent, ouragans intérieurs, tempêtes d’incompréhension. Conflits, cris, discussions infinies, cette sensation lancinante de n’être ni entendu, ni compris, ni écouté. La Lune Noire, encore à l’œuvre en Balance, s’apprête à glisser en Scorpion, intensifiant cette tension palpable. Mais dans ce tumulte, les rencontres providentielles surgissent, imprévisibles et lumineuses. L’affinité vibratoire résonne entre deux âmes, amis ou amants, peu importe, elle se reconnaît sans mots.

Les liens du cœur n’exigent ni proximité ni preuves. Ils existent, simplement. Vénus reprend sa posture sacrée, servante et messagère du Soleil. Peu importe l’éloignement, l’évidence demeure : on sait. Certaines présences irradient une harmonie douce, une qualité d’amour sereine qui infuse nos cellules d’une chaleur indicible. Dans le silence, nos corps jouissent de cette osmose.

D’autres relations, plus complexes, nous murmurent un enseignement : il n’est plus question d’insister pour être aimé, de revendiquer, de se justifier. Tout cela appartient au passé. Mercure rétrograde souffle un feu nouveau, un feu d’aimer, une joie de vibrer à l’unisson d’un amour libre. Aimer pour aimer, aimer pour la vie, aimer pour la célébration pure de l’existence, sans marchandage ni calculs. Car lorsque l’on cherche une raison d’aimer, ce n’est plus l’amour, mais une transaction, une négociation d’intérêts.

Vénus rétrograde en Bélier nous ramène aussi aux affinités délaissées, à ces liens que nous pensions enfouis sous le poids du temps et des obligations. Elle nous rappelle la joie simple de retrouver des espaces d’harmonie relationnelle, où l’amour ne se prouve pas mais se vit. Quoi qu’il en soit, l’amour est là. L’amour est. L’amour porte. Il berce toute chose, toute vie, tout mouvement, toute parole, à qui sait voire, sentir , laisser partir et  laisser venir.

– Ely

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