L’illusion du monde

Le monde est une illusion.
Cette affirmation, si souvent réfutée, contestée, heurte notre instinct premier :
Comment imaginer que notre vie, notre existence, ne soit qu’un mirage ?
Comment accepter que rien ne soit réel ?

Derrière cette illusion se cache un poids, un fardeau : la responsabilité.
Mais elle aussi, peut-on la remettre en question ?
Quelle est notre responsabilité dans un monde d’ombres et de reflets ?
La vie n’est pas personnelle.

Que signifie alors cette étrangeté,
tandis que nous foulons la Terre,
traversant mille épreuves,
confrontés à la matière,
habités par nos doutes,
secoués par nos certitudes ?

Tout semble si réel… Et pourtant.

C’est là qu’intervient la conscience.
Silencieuse et souveraine,
elle nous hisse vers l’observation pure,
nous met face à nos gesticulations,
nos échappatoires,
nos réactions automatiques,
nos petites opinions entêtées.

Notre mental s’agite, cherchant des remèdes,
des compensations à nos inconforts,
des solutions à nos tourments.

Mais si nous avançons encore…
Si nous osons percer l’illusion,
traverser les voiles,
un espace s’ouvre.

Un grand lâcher-prise.
Une mort totale de la personnalité.
Un être intérieur surgit,
férocement libre,
riant de notre petit personnage intérieur.

Car ici, plus rien ne nous retient.
Plus de sécurité ni d’insécurité,
plus de situations capables d’érafler notre humeur
ou d’ébranler nos principes.

Il ne reste rien.

Juste une apesanteur.
Un flottement.
Une légèreté.
Un souffle, à peine.

Et dans cet instant suspendu,
l’évidence éclate :
La vie n’est pas ce que nous croyions.
Elle est mouvement.
Elle est amour.
Amour, amour, amour.
Pur amour.

Et Dieu sait qu’il faut une quantité cosmique d’amour
pour atteindre cette certitude absolue :
Nous sommes aimés.
Absolument aimés.

À ce degré d’amour,
tout glisse sur nos cœurs.
Nos corps deviennent vibrations.
Ils résonnent au gong des épreuves,
aux battements du destin,
aux souffles du temps.

Cet Amour vibre en nos corps ,
Vibre la colère.
Vibre l’angoisse.
Vibre la tristesse.
Vibre la joie.
Vibre la confiance.
Vibre la peur la frustration 
vibre, vibre, vibre.
Car il n’y a que vibration.

Nous sommes des réceptacles vibratoires.
Nous ne vivons pas dans l’univers,
nous sommes l’univers.

Nous sommes.

Peut-être qu’en cette pleine lune,
cette évidence émergera,
se fraiera un chemin dans nos âmes.

Non pas sous l’influence des astres,
non pas sous l’emprise de nos histoires, ni de notre  programmation astrale
mais dans l’abandon doux et absolu
à ce qui doit être.

Alors, laissons-nous faire.

– Ely

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