Histoire de Lune Noire
Elle est là, belle et mystérieuse imperceptible à nos yeux d’humain, silhouette insaisissable dans l’obscurité céleste.
La Lune Noire, celle qui détourne les trajectoires, défie les courants, s’apprête à changer de signe.
Son séjour en Balance touche à sa fin, et avec lui s’achève un enseignement « discret », mais essentiel.
Peut-être nous a-t-elle soufflé, d’une voix imperceptible, que l’amour n’est pas seulement un frisson de séduction, ni une douce harmonie relationnelle. Non, elle nous aura enseigné que l’amour est un équilibre mouvant, une œuvre patiente, un engagement réciproque. Car si la Balance est fille de Vénus, son essence ésotérique appartient à Uranus : un amour qui secoue, qui éveille, qui affranchit. Un amour qui donne des ailes, mais qui exige aussi la volonté de naviguer ensemble.
Ainsi, l’amour n’est pas un voyage où l’un mène et l’autre suit, où l’un se laisse porter tandis que l’autre hisse les voiles. C’est un voilier, lancé sur l’infini, où chaque main trouve sa tâche, où chaque regard guette l’horizon, où chaque souffle compte dans l’aventure commune.
Mais voici que la Lune Noire s’apprête à plonger dans les eaux profondes du Scorpion. Là, elle rencontrera Pluton et Mars, souverains des abysses et des feux souterrains. L’amour y prendra une autre teinte, plus intense, plus impérieuse. Il s’agira d’aller plus loin, plus bas, jusqu’aux racines cachées, là où se tapissent les ombres, les forces invisibles qui entravent notre idéal d’âme libre et amoureuse.
Déconstruction, transmutation, renaissance—tel sera le nouvel appel. Brûler les entraves, dissiper les poisons subtils, faire place à un amour pur, affranchi des illusions et des peurs ancestrales.
Affaire à suivre… Je poserai bientôt quelques mots (et envisagerait un espace de pratique) sur cette nouvelle danse de la Lune Noire, sur cette alchimie secrète qui se prépare.
– Ely